Faune et flore,  Nature

Faune juilletiste en plein centre Bretagne

En juillet, pourtant perdue au fin-fond de ma Bretagne, j’étais loin de me sentir seule… en plus des résidents habituels du lieu dont je me suis occupée, j’ai eu droit à de (très) nombreuses visites!

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 Les résidents à l’année

Yogi et Ossa : les deux gardiens de ce paradis. Ossa (en haut et en bas à gauche) est une vieille et douce (arrière-arrière-…) arrière-grand-mère qui termine paisiblement sa vie auprès de ses proches. Yogi, lui, est plus en forme. Il me souriait chaque matin pour me dire bonjour, en retroussant ses babines pour bien dégager ses dents.

Chiens

Prãna : une « ancienne » aussi, encore en forme et très douce. Elle passait nous voir une ou deux fois par jour quand elle avait faim. Le reste du temps elle faisait sa vie dehors et je la croisais de temps en temps au jardin (je l’ai arrosée sans faire exprès à une ou deux reprises, quelle idée de faire sa sieste dans la serre aussi!).

Chat

Les (13) brebis et le bélier : je suis arrivée le jour de la tonte. Elles (oui il y a aussi un bélier mais les brebis sont bien plus nombreuses!) ont perdu toute leur crédibilité à ce moment-là… avant la tonte elles avaient l’air de dames, matures et sérieuses, et après on aurait dit des petites jeunes à peine sevrées!

Brebis

Faisan-faisan et sa poule (faisane) : on le voit tout heureux de nous présenter sa copine, et un peu moins fier sur la dernière photo après avoir perdu les deux belles plumes de sa queue (qui ont repoussé ensuite)! Il venait chaque jour réclamer son grain (quelques poignées de blé). Au début, sa chérie ne venait que de temps en temps puis elle a fini par l’accompagner à chaque fois… difficile de résister à l’appel du blé! Un jour il nous a fait un sketch digne des plus grands dessins-animés : on a entendu « crier » sur le chemin qui passe au-dessus de la maison, au début je pensais à un combat entre deux oiseaux mâles, c’était assez impressionnant… et tout à coup on voit Faisan-faisan passer au-dessus de nos têtes tout en battant frénétiquement des ailes et en s’égosillant « kaï-kaï-kaï! », pour finir par atterrir plus bas dans le potager! Le fou rire a été inévitable, j’ai quand-même réussi à me calmer et à aller voir si tout allait bien pour lui… il avait disparu et on ne l’a revu que le lendemain soir (il a du vraiment se faire peur, habituellement il ne loupe jamais un repas!).

Faisan

Le film de ses vacances :


Les vacanciers

 Les papillons : de toutes sortes, des grands, des petits, des blancs, des colorés, des calmes, des tous-azimutés… C’est parfois difficile de les reconnaître, ici normalement j’ai un Myrtil en haut et un Amaryllis en bas.

Papillons

Les insectes : le bourdon, une jolie demoiselle verte nommée Lucilia et une larve de coccinelle (quand on ne les connaît pas on peut facilement penser que ces trucs bizarres mangent nos légumes au jardin alors que non, au contraire! Une fois devenues grandes on constate que ce sont nos jolies coccinelles, mangeuses de pucerons indésirables).

Insectes

Les araignées : aussi diverses qu’originales. La jaune fluo sur la première photo est une « araignée courge », Araniella cucurbitina, complètement inoffensive malgré sa couleur exotique!

Araignées

Couleuvre à collier : le seul serpent croisé là-bas, malgré le grand nombre d’habitats potentiels (herbes hautes, pierres, branchages, bûches et bouts de bois…). Il s’agit donc d’une couleuvre à collier blanc, appelée Natrix Natrix, incapable de faire le moindre mal (elle préfère faire la morte tout en dégageant une odeur de cadavre)! En la trouvant dans le bac à compost je me suis dit qu’elle était coincée, j’ai donc plongé une planche dedans pour lui faire une rampe de sortie (d’autres, plus courageux l’auraient prise à la main) mais je l’y retrouvais chaque jour. Quelques temps après j’ai compris pourquoi : elle n’était pas du tout coincée, elle attendait juste de pondre ses œufs bien au chaud dans le compost avant de reprendre sa route!

Couleuvre à collier

Les autres : deux gros crapauds qui venaient se poser devant la porte vitrée chaque soir, pour déguster les nombreux insectes attirés par la lumière. Les chevreuils, croisés plus bas dans la forêt ou chassés la nuit par les chiens (seul indice de leur passage : les traces dans la terre meuble du potager). Les mouches, celle-ci a été sauvée alors qu’elle se noyait dans ma tasse à café. Les deux pigeons qui se chamaillaient tous les jours, sur le toit, dans les arbres, dans les fleurs, sur les fils électriques… La souris qu’on retrouvait un jour sur deux dans le bac à grains de blés, jusqu’au jour où elle nous a pondu cinq petits bébés tous roses! La chauve-souris du soir. Les hirondelles et autres oiseaux. Etc.

Visiteurs

Non vraiment, on ne s’ennuie pas à la campagne. Ça vaut toutes les villes ou les plages bondées du monde!

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